19.5.06

La colère

Vous avez déjà vu un enfant qui n'arrive pas à lacer lui-même ses souliers? Qui finit, après qu'on lui ait offert de l'aide, par piquer une crise?

Colère : expression ultime de l'impuissance.

Cette émotion, toute hormonale, réuissit un tour de force = celui de nous faire nous oublier complètement, de nous faire faire et dire des choses qui nous dépassent totalement. Combien de fois n'entend-t-on pas ensuite :"mes mots ont dépassé ma pensée, je ne voulais pas, je ne voyais plus clair"?

Mais pourquoi cette colère? Quels sont les motifs-racines de la colère? Même dans le cas des "colères saintes", de l'indignation face à l'injustice. Il est question ici de cette montée monstrueuse, contrôlée ou non, sublimée ou non, d'une émotion potentiellement aveuglante et handicapante.

Quelle en est la cause?
Pourquoi un événement X enclenche ce phénomène?
La colère est-elle nécessaire?
N'est-elle finalement qu'une version plus complexe de cette manifestation de l'impuissance comme chez l'enfant?
Que faire avec?
La contrôler, n'est-ce pas dangereux?
L'ignorer ou la sublimer, n'est-ce pas hypocrite?
La laisser s'exprimer, le faisons-nous toujours d'une façon efficace?

En comprendre la source et le mécanisme, est-ce envisageable?
Si, comme chez l'enfant, elle témoigne d'un sentiment d'échec, d'incapacité face à un stimulus, accepter cette ignorance peut-il aider?

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