L'humain est un étrange animal. Il peut aisément être empli d'enthousiasme pour un projet, ou envers une résolution, puis soudainement se décourager, descendre au trente-sixième dessous de son moral.
Bien souvent, il vit aux dépens du regard ou de l'énergie des autres. En effet, être motivé pour lui signifie souvent se faire motiver par un tiers, qui lui insuffle ainsi une dose d'énergie suffisante pour avancer jusqu'à ce que cette énergie s'épuise. Le "pep-talk", les encouragements, les récompenses morales ou matérielles, sont le combustible utilisé pour faire avancer l'individu. L'humain est un animal grégaire, ou à tout le moins social, qui a besoin de l'aval des autres pour agir, pour croire être dans le bon chemin. Ce faisant, il suce l'énergie positive des autres pour progresser.
Comme cette énergie provient d'un autre, l'humain doit sans cesse renouveller son approvisionnement, sinon, c'est la panne sèche, la grande noirceur.
Pourquoi ne cherche-t-il pas à s'auto-énergiser plutôt qu'à téter l'énergie de ceux qui l'entourent?
L'animal humain est étrange, disais-je, car il lui arrive aussi de perdre sa motivation, même si elle provenait au départ de lui-même. Il en vient à croire que son découragement est une chose inévitable. Parfois, il parvient à saisir que sa motivation ne peut résister, puisqu'elle est basée sur une prémisse pas tout à fait pertinente. Comment arriver à un but, si la raison n'est pas valable?
Il lui faut alors redéfinir ses motifs. Repenser ses projets.
Peut-on se motiver soi-même?
Peut-on l'être pour des raisons suffisamment puissantes pour garder le cap?
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